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Côte d’Ivoire : le REPSFECO-CI renforce l’engagement des femmes et des jeunes pour la paix

Par Franck Elisé Bouabré, correspondant Afriquematin.net

Dans un contexte post-électoral encore marqué par des enjeux de cohésion sociale, le Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO – Côte d’Ivoire (REPSFECO-CI) intensifie ses actions sur le terrain. À travers une série d’ateliers organisés dans plusieurs villes du pays, l’organisation mise sur les femmes et les jeunes comme leviers essentiels de prévention des conflits et de consolidation de la paix.

Du 27 avril au 1er mai 2026, avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le REPSFECO-CI conduit une tournée nationale de formation axée sur les agendas Femmes, Paix et Sécurité (FPS) et Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Voix et leadership des femmes et des jeunes pour un environnement électoral apaisé ».

Une vue de l’atelier

Après une première étape à Ferkessédougou, la ville de Daloa a accueilli, le mardi 28 avril 2026, une session de formation à la préfecture. La rencontre a réuni autorités administratives et coutumières, organisations de jeunesse ainsi que des acteurs de la société civile. L’objectif était de renforcer les capacités des participants autour des résolutions 1325 (2000) et 2250 (2015) du Conseil de sécurité des Nations Unies, encore peu diffusées en dehors des grands centres urbains.

Adoptant une démarche participative, les ateliers favorisent les échanges d’expériences et l’appropriation des concepts clés. Les sessions, co-animées par la coordination du projet et l’équipe programme, offrent un cadre inclusif propice à l’émergence de solutions locales.

Pour Narcisse Dedji, chargé de programme du REPSFECO-CI, l’enjeu est de taille :
« Il s’agit d’amener les jeunes à s’approprier la résolution 2250 et à s’impliquer activement dans les dynamiques locales de paix. Une jeunesse engagée constitue un rempart contre les violences. »

La coordonnatrice générale, Dosso Mafélina, insiste également sur l’importance de ces mécanismes internationaux : « Les femmes et les jeunes doivent être pleinement intégrés aux processus de paix, de la prévention des conflits à la reconstruction post-conflit. »

Au-delà des sessions de formation, l’initiative vise des résultats concrets, notamment l’élaboration de plans d’actions locaux, la mise en réseau des acteurs engagés et une meilleure coordination des interventions en matière de paix et de sécurité.

À terme, le REPSFECO-CI ambitionne d’ancrer durablement ces dynamiques dans les territoires, en faisant des communautés locales les piliers d’une paix inclusive et résiliente en Côte d’Ivoire.

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