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Cacao ivoirien : la LIDOPA alerte sur les failles du mécanisme d’enlèvement des stocks

Par Franck Elisé Bouabré, correspondant Afriquematin.net

La Ligue Ivoirienne des Organisations Professionnelles Agricoles (LIDOPA) a tiré la sonnette d’alarme, à l’issue d’un point de presse tenu le 7 février 2026 à Abidjan, sur les déséquilibres qui fragilisent les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire.

Tout en saluant la mobilisation de 280 milliards de FCFA par le Conseil du Café-Cacao pour l’enlèvement des stocks invendus, l’organisation estime que la mesure reste insuffisante et inégalement appliquée, notamment dans les zones enclavées. Selon son président du Conseil d’administration, Kouassi Yamien Jean Michael Armand, des localités comme Tabou et Grabo subissent des coûts logistiques élevés qui réduisent fortement les marges des coopératives. Il plaide pour une implication accrue des opérateurs exportateurs afin d’améliorer la fluidité des enlèvements.

La LIDOPA déplore également l’exclusion de nombreuses coopératives non enregistrées dans la base de données du Conseil du Café-Cacao, alors même qu’elles détiennent des volumes importants de cacao exposés à la détérioration. Elle demande leur intégration exceptionnelle au dispositif national.

Sur le terrain, le non-respect du prix bord champ, fixé à 2 800 FCFA/kg, aggrave la situation. Des achats à des prix nettement inférieurs contraignent les producteurs à vendre à perte. L’organisation appelle à des sanctions fermes contre ces pratiques.

Face à une crise aux conséquences sociales préoccupantes, difficultés de subsistance, déscolarisation et tensions familiales , la LIDOPA exhorte les autorités à recentrer la filière cacao sur le producteur, pilier d’un secteur qui représente près de 40 % des recettes d’exportation du pays.

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